Hier, soirée SIGGRAPH Montréal à la SAT, déformations 3d accompagnées de vj et dj, mon trente secondes de participation à la tektronie municipale; aujourd'hui fouarage professionnel total chez below-fx, mauvais résultats, indignes d'un junior; je me console en souhaitant une fissure du fondement à ces putatifs magnats de notre bel entrepreneurship et en me disant qu'eux et les pauvres juniors grâce auxquels ils s'enrichiront en les payant le moins possible réussissent seulement grâce à la force de l'âge et que ce soit leur gros lot, ils seront encore là à faire ce boulot ensembles, le plus rapidement possible pour les vingt prochaines années, grand bien leur fasse; moi de toute évidence j'en sors, j'y ai atteint mon niveau d'incompétence, j'ai peine à voir le pointeur, je me perds entre quelques layers, j'en ressens une certaine amertume, mais je 36409-qgt9432gjdfjjhgngn gng gnngn (plaisanterie) je ne perds pas la boule;o), j'ai heureusement plusieurs cordes à mon arc et je persisterai à poursuivre mes desseins dans d'autres domaines plus proches de mes intérêts et capacités.
Pendant ce temps, on découvre la plus vieille nouille connue en Chine.
Sur les arts, la musique, des images, des photos, des liens, à partir de Montréal, de moi, sur la vie, la mienne, vers celle des autres, ici, ailleurs.
14 octobre 2005
Des maladies
Je suis celui qui se brise à votre porte, qui se cogne en plein front, qui s'esquinte à faire si peu; je suis le dépositaire d'années de hantise, de perspectives moroses, en caviar de pensée, en hésitations, je ne vois plus la cerise sur le sunday. Je suis la vache paresseuse paissant dans le pré, je rêve d'être lézard, chien ou mieux, mélèze.
Je veux dormir pour deux trois décennies et réveillez moi quand il fera vraiment beau. J'ai une petite douleur au creux du dos. Un ange me caresse le poignet. Quand je ne suis pas avec vous je préférerais être ailleurs.
J'ai triste et fort et d'autres rêves encore, j'éventre l'aube, je chasse au paradis.
Je veux dormir pour deux trois décennies et réveillez moi quand il fera vraiment beau. J'ai une petite douleur au creux du dos. Un ange me caresse le poignet. Quand je ne suis pas avec vous je préférerais être ailleurs.
J'ai triste et fort et d'autres rêves encore, j'éventre l'aube, je chasse au paradis.
12 octobre 2005
Banish what's obscuring your sight of the big picture
Rien d'écrit depuis longtemps. Dans l'abondance d'in-quiétude, à travers les alea, à tort et à l'envers des quêtes et requêtes quotidiennes, les perspectives me transpercent et me renversent; contre vents et marées, sidéré par mes propres limites, abêti de vastes étendues sans pensée, luttant matin contre l'éparpillement entropique de mes atomes soufflés comme poussière de trottoir ou règnent de vieilles dames qui pourraient être ma mère et qui me tendent la main en disant:"La vie tue, mon ami, life kills", ou pire:"s'il vous plaît...auriez vous...", mais cette phrase est répétée cent fois comme la démonstration baveuse de l'absence de dieu. Mais c'est mieux que de se faire souhaiter le cancer comme ça m'est déjà arrivé sur la plage de santa monica.
Pendant qu'on s'étonne de l'horreur des choses, de la réalité et de l'étendue, des extrêmes vacheries de la vie, on ne se fout pas à l'eau, on est encore en vie, on lutte encore. On sourit comme archange d'optimisme, marchant dans le matin cherchant des yeux pour se convaincre encore de la beauté du monde, on pense positif, on regarde le bon côté des choses, on flotte dans l'éternel temporaire.
On peut se conduire aux limites de la raison, projetant dans les limbes des lambeaux de soi-même, on peut plaire et passer plus lentement qu'autrui, on peut jouir heureux, privilégié, gâté, pourri. Il faut chanter, siffler, parler, retarder à jamais, étendre sa pensée, souffrir un peu aussi comme la feuille d'automne roussie, détachée sans un cri.
Pendant qu'on s'étonne de l'horreur des choses, de la réalité et de l'étendue, des extrêmes vacheries de la vie, on ne se fout pas à l'eau, on est encore en vie, on lutte encore. On sourit comme archange d'optimisme, marchant dans le matin cherchant des yeux pour se convaincre encore de la beauté du monde, on pense positif, on regarde le bon côté des choses, on flotte dans l'éternel temporaire.
On peut se conduire aux limites de la raison, projetant dans les limbes des lambeaux de soi-même, on peut plaire et passer plus lentement qu'autrui, on peut jouir heureux, privilégié, gâté, pourri. Il faut chanter, siffler, parler, retarder à jamais, étendre sa pensée, souffrir un peu aussi comme la feuille d'automne roussie, détachée sans un cri.
30 septembre 2005
Ouattever
Je me retiens, je ne voudrais pas tomber dans les salades de saison, les sempiternelles histoires de vent et d'inondations. Histoire de Job, échelles de Jacob. Carnages anxieux et portes fermées. Je préfère marcher sur la montagne, le matin; j'ambitionne d'y aller très tôt, y-a-t-il encore des chevreuils? J'y ai vu un faisan autrefois, quand je travaillais au cimetière. Et peut-être un renard? Je l'ai peut-être rêvé. Mais je jure avoir vu multe moufettes et bien des ratons, et bien ronds et bien gavés de pelures, de poubelles et d'autres gateries.
Sur la montagne, il y a aussi des coussins, des tentes et des vestiges de feux de joie.
Cette semaine quelles sont les impressions qui restent? Moiteurs fraîches, boues, feuilles grignotées, habitées de charençons étoilés; pluies, VENTS, buées. Rencontres, discussions, conversations. L'automne toujours synonyme de défi, de combats futurs, annonciateur des grands renoncements, des passages glacés.
Sur la montagne, il y a aussi des coussins, des tentes et des vestiges de feux de joie.
Cette semaine quelles sont les impressions qui restent? Moiteurs fraîches, boues, feuilles grignotées, habitées de charençons étoilés; pluies, VENTS, buées. Rencontres, discussions, conversations. L'automne toujours synonyme de défi, de combats futurs, annonciateur des grands renoncements, des passages glacés.
24 septembre 2005
Air Septembre
Que dire?
Qu'entends-je?
Que fuck?
Que reste-t-il? De cette belle semaine... de cet été transformé en feuilles de feu. Une file d'enfants de garderie passent à la queue leu leu comme un petit train vers l'au-delà. L'air est frais et il y a plus de vent, la nuit, on est caressé, et content d'avoir un drap, ou une douillette pour s'abriter.
Divers signes annoncent un hiver rigoureux: les squeegies coin Mt Royal et St Laurent redoublent d'ardeur et prennent leur rôle très au sérieux; change pour change ils permettent aux mieux nantis de vider leurs poches tout en se libérant d'improbables mais possibles remords, ils leur donnent une autre occasion de célébrer, leur bmw, leur suv, leur grasse auto-satisfaction.
Sur la montagne les dernières framboises ont été cueillies ou sont tombées au sol, pour nourrir les saisons prochaines
"It"s a hard rain, that's gonna fall" Zimmy said. "No Direction Home" roule pendant que je bloggue et j'entends Dylan comme Woody Guthrie Jr. et les chants de ma jeunesse.
"Simplify you. Crucify you". "Hey Mr.Tambourine Man play a Song for Me". Make me cry.
"Let me forget about the Day until tomorrow". Rock me softly.
"To understand, he knew, to soon, there is no point in Trying"
Mon Dieu, mon coeur flanche, je descends comme une ancre dans la mer profonde, je plonge, comme un poisson hors de l'eau.
Qu'entends-je?
Que fuck?
Que reste-t-il? De cette belle semaine... de cet été transformé en feuilles de feu. Une file d'enfants de garderie passent à la queue leu leu comme un petit train vers l'au-delà. L'air est frais et il y a plus de vent, la nuit, on est caressé, et content d'avoir un drap, ou une douillette pour s'abriter.
Divers signes annoncent un hiver rigoureux: les squeegies coin Mt Royal et St Laurent redoublent d'ardeur et prennent leur rôle très au sérieux; change pour change ils permettent aux mieux nantis de vider leurs poches tout en se libérant d'improbables mais possibles remords, ils leur donnent une autre occasion de célébrer, leur bmw, leur suv, leur grasse auto-satisfaction.
Sur la montagne les dernières framboises ont été cueillies ou sont tombées au sol, pour nourrir les saisons prochaines
"It"s a hard rain, that's gonna fall" Zimmy said. "No Direction Home" roule pendant que je bloggue et j'entends Dylan comme Woody Guthrie Jr. et les chants de ma jeunesse.
"Simplify you. Crucify you". "Hey Mr.Tambourine Man play a Song for Me". Make me cry.
"Let me forget about the Day until tomorrow". Rock me softly.
"To understand, he knew, to soon, there is no point in Trying"
Mon Dieu, mon coeur flanche, je descends comme une ancre dans la mer profonde, je plonge, comme un poisson hors de l'eau.
14 septembre 2005
La mamma.

La mère de toutes les araignées...
© MarXel39
La semaine dernière, tout près du lac et des talles de bleuets, j'ai observé plusieurs fois ce beau nid au centre duquel grouillait un essaim de minuscules araignées. Il suffisait de souffler sur le nid pour foutre un gros bordel dans la colonie, toutes les mini-araignées se répartissaient alors aux confins de leur domaine. Domaine protégé, j'ai pu le constater le lendemain, en voyant cette énorme araignée qui n'hésitait pas à attaquer pour protéger sa progéniture. C'est beau la nature;o)
01 septembre 2005
31 août 2005
fin de l'août
Fin de semaine passée à QC City, superbe exposition Claudel/Rodin, très belle présentation aux ambiances d'atelier; des dizaines de sculptures, de moulages, de documents et d'artefacts de toutes sortes créés et échangés par les deux artistes donnent forme à leur relation. La maîtrise technique et artistique participe au succès de l'événement et la confrontation des styles proches mais subtilement différents fait ressortir la quête d'une beauté simple et poétique qui émane de chacune des oeuvres au point de nous pousser par instant vers le syndrome de Stendhal, le choc esthétique étant souvent assez intense pour arrêter les visiteurs, bouche bée, devant tant de beauté vraie. La juxtaposition des oeuvres de Camille Claudel et de Rodin renforce en synergie la présence des oeuvres de l'un et de l'autre; lors de mon premier voyage en Europe, ma visite du musée Rodin ne m'avait pas autant impressionné, il manquait probablement la touche des oeuvres de Camille pour donner une réplique féminine et plus tendre aux monuments dudit maître. Il ne sert à rien de comparer ces artistes cannibales, ils sont au sommet et entonnent le même cantique éternel; restent les formes, les marbres et les titres qui descendent jusqu'à nous: Clotho, la petite Châtelaine, Psaume, la Valse, dansent avec Jean Baptiste et Ugolin aux portes de l'enfer.
Aujourd'hui il pleut des hallebardes, il tombe des trombes d'eau sur la tête des passants; ici et ailleurs plusieurs ne veulent pas y croire, ils se promènent sans imper ni paramerde, en espérant passer entre les gouttes; pour passer, ça va passer en effet, mais on ne pourra pas arrêter ça en mettant sa main devant, y'a qu'à voir le temps sur la nouvelle orléans, les dernières mise à jour sur la fonte accélérée de la calotte glacière, le prix de l'essence qui monte et remonte.
Mais rien n'arrêtera le progrès, la presse continue d'imprimer un cahier entier sur les voitures à chaque semaine et les gros chars, chancres sombres et polluants sur la lèvre de notre suffisance imprègnent l'air de leur haleine autosatisfaite.
En attendant ça pleut... et les gouttes qui frappent les vitres du studio parlent d'automne et de travail. Bon il est 14:00 et je n'ai pas bouffé, j'ai une de ces faims.
Aujourd'hui il pleut des hallebardes, il tombe des trombes d'eau sur la tête des passants; ici et ailleurs plusieurs ne veulent pas y croire, ils se promènent sans imper ni paramerde, en espérant passer entre les gouttes; pour passer, ça va passer en effet, mais on ne pourra pas arrêter ça en mettant sa main devant, y'a qu'à voir le temps sur la nouvelle orléans, les dernières mise à jour sur la fonte accélérée de la calotte glacière, le prix de l'essence qui monte et remonte.
Mais rien n'arrêtera le progrès, la presse continue d'imprimer un cahier entier sur les voitures à chaque semaine et les gros chars, chancres sombres et polluants sur la lèvre de notre suffisance imprègnent l'air de leur haleine autosatisfaite.
En attendant ça pleut... et les gouttes qui frappent les vitres du studio parlent d'automne et de travail. Bon il est 14:00 et je n'ai pas bouffé, j'ai une de ces faims.
23 août 2005
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