31 décembre 2015

Dans la très belle revue Sabord - Création littéraire et visuelle, un article d'Anne Pilorget.
Merci à toute l'équipe !
Et une très Bonne Année 2016 à tous ! Santé, Paix et Créativité !




25 avril 2015

De "Pièces, clés et autre droits de passage" à "Lettre à un jeune grand-père"


Transmutations et métamorphoses



Demain je présenterai mon livre d'artiste à la Bibliothèque Francine Paquette de Val-Morin.

Au fil du temps et des projets une évidence m'apparaît.

L'impermanence est le battement du coeur du monde, un état sans cesse renouvelé au travers lequel notre existence se réalise; un instant court et furtif qui semble se solidifier dans le temps, un clignement de notre Oeil, un moment d'illusion rassurant et trompeur, qui semble fixe, mais qui n'est pourtant jamais immobile et toujours éphémère.











Parmi tous les objets, bibelots, breloques, boutons et vieilles photographies héritées de génération en générations, un ensemble s’est vite imposé pour surplomber la pacotille :
Le portefeuille contenant toute la correspondance de mon grand-père inconnu, les objets trouvés sur lui après sa mort dans les tranchées, son rasoir, des bagues de fer blanc, un coupe-papier fabriqué pour tuer le temps entre les tueries. Aussi, les lettres pleines d’espoir de retour envoyées à ma grand-mère du côté paternel pendant trois longues années.
Toute l’histoire intime de cet amour remplissant entièrement en menus caractères, toute la surface des cartes postales et les lettres sur le papier maintenant vieilli.
Ce destin tragique a marqué toute ma famille, depuis l’appel sous les drapeaux de mon grand-père par la mère patrie, jusqu’à son décès dans la terrible bataille de la Somme.
J’en garde le souvenir de ma grand-mère portant son veuvage comme une noirceur toute catholique et l’anti-militarisme de mon père enfant orphelin, particulièrement marqué lui-même puisque rappelé sans honte aucune pour défendre sa France et la “civilisation” à l’aube de la deuxième grande guerre.

14 octobre 2014

Il-fie et suite à formation gomme bichromatée

Ce samedi dernier, suivi formation sur la technique de la gomme bichromatée avec Nathalie Ampleman à l'Atelier Alain Piroir.

Premièrement cet atelier superbe où règnent des presses d'un âge quasi médiéval et des traces qui s'effacent même si belles et bien gravées profondément. Dans l'odeur des encres.
Et la présence du maître-imprimeur des lieux et l'effet "brunissoir" d'Agathe qui veille au grain en prenant quelques photos.
Aussi des rencontres d'artistes, six, tranquilles, et sympathiques en plus de Nathalie amplement généreuse aussi.

Que du plaisir, comme on dit.

De retour à ce billet, parti d'une photo presque déjà ancienne, en tous cas, d'un autre temps.
Au point qu'on ne m'y reconnaît presque plus.
Même si je me souviens, très exactement, ou presque...
Alors quoi de mieux que cette technique multi-couches de gommes bichromatées pour invoquer les fantômes qui se déposent en pigments épars dans la gomme arabique, et se révèlent par le bichromate de potassium, sur le papier "Moulin du Roy".

Tout se mélange avec le temps. On redevient poussières d'étoiles. Vibrations de cordes de guitare. Ce matin celles de Daran "Les portes". Ça tombe bien.

"Chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition" (Livre III, chapitre 2, Michel Eyquem de Montaigne 1533-1592)



"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie. Voilà mon métier et mon ouvrage." (Livre II, chapitre 37, Michel Eyquem de Montaigne 1533-1592).

Mais il faut travailler.



Texture d'une des grandes roues de presse.

Les énormes presses de l'Atelier Alain Piroir.

Et une table de travail garnie de cuivres.


11 avril 2014

Printemps 2014

Une brise s'insinue par la fenêtre,
Les cris des goélands nocturnes fendent la nuit.
Des pensées liminales se bercent entre mes paupières mi-closes,

Nuits sans étoiles,
Bruits de jets loinains,
Attentes, respirations, contenues oppressées d'avenirs involontaires,
Le soufflet de mon coeur, pompe incertaine,
pulsative stochastique, tachytardive, plasmotive,
Danse arythmique , appuyée sur le coton des draps,
Ma barbe qui pousse, une voiture passe,
Mai aura vite lavé les neiges de la nuit.

31 mars 2014

the gift of gif...

Intéressant de noter le retour du format Gif, simple, léger, presque lapidaire il me ramène aux essais faits sur Amiga avec des logiciels comme Deluxe Paint.



25 mars 2014

Tant de logiciels en ligne

Plus ça va, moins ça s'arrête. Il y eut un temps où un logiciel fonctionnel et performant était un luxe; maintenant avec un peu de suivi et de recherche, tout est disponible: 2D, 3D, vectoriel, procédural, pour l'animation, la photo... On vit une époque fantastique.

Diversion, pour quoi ? Pour qui tant de temps sur les réseaux dits sociaux?
Dans dix ans qu'en restera-t-il ? Qui lira votre billet ?

Autre égratignure dans mon système d'évaluation urticaire: pourquoi tant d'artistes tentent-ils de convaincre autrui qu'ils sont l'incarnation de la création "ex nihilo", sans aucun lien avec qui que ce soit ou l'aide ou le support d'un quelconque groupe ou atelier ? The ego rules... Ce sont pourtant les mêmes qui resquillent sur l'incompréhension du public, le coût de la vie les frais de membership ou le moindre apport bénévole.
Whatever. Je me parle.













Que restera-t-il ? Que ne restera-t-il pas dans un siècle ou deux? Les vedettes du moment, les "reconnus", les arrivés... Nos atomes retournés à l'univers danseront dans la nuit sombre et l'ombre de nos prétentions ne fera pas un son dans l'espace intersidéral. Big Bang ? Quoi ? Le son ne se répercute pas dans le vide.

Réflexions moroses sur la réalité existentielle des humains:
 Quelle situation intraitable: vivre le mieux qu'on peut, afficher une résilience et un optimisme, mesuré tout en sachant qu'on perdra tout, qu'on devra tout laisser. 
Que tout ce qui compte, tout ce qui a compté, toute la gloire, tout l'argent, tout l'Amour, toute la beauté, toute amitié, tout devra être abandonné au moment du départ.
D'où les effluves opiacées de la religion, des fausse croyances, et les bercements des paradis artificiels. Bien vivre avec ça.

Réflexions séculaires sur la merdique situation politique ambiante: tous les "bubbles heads", tous les opportunistes, vendeurs de chars allégoriques, marchands du temple de la renommée, prometteurs du fil à couper le beurre des matins qui chantent, plus lassant, ça ne s'invente pas. 

Vivement le printemps !

16 février 2014

Johanne Ouellette et son Atelier imaginaire à l'école Trois Saisonsé

Automne 2012, je suis allé filmer l'Atelier imaginaire de Johanne Ouellette à l'école les Trois Saisons de Mont-Tremblant.


L'Atelier imaginaire from Marcel Achard on Vimeo.

11 septembre 2013

Bonjour Blogger !

Ça fait un bail que je n'ai pas mis les doigts ici...
Trop de facebook, de travail à l'atelier, d'occupations diverses.
Tant et si bien que l'été est presque déjà passé.
Et comme je disais quand j'étais jeune et drôle : " Et on s'étonne car déjà c'est l'automne".

Tout ce qu'on anticipe avec envie ou angoisse finit bien par arriver. Ou pas, mais à la fin on ne s'en souvient plus tellement.

M'enfin... Aujourd'hui, j'ai réussi à m'occuper de mes propres petits bidouillages, projets et délires.



Ci-dessus donc, un simple petit clip enregistré en temps réel. Pas si simple quand même puisqu'il s'agit de produire le son à partir de Reaktable sur iPad, de l'introduire dans Quartz Composer pour faire réagir les objets 3D filmés par la caméra de mon macbook et enregistrer le clip grâce à Quicktime qui reçoit l'image capturée grâce à GrabberRaster... Au début, pas moyen, finalement je me suis aperçu que je ne pouvais enregistrer quand un deuxième moniteur était branché...

J'en ai profité pour en faire quelques uns et je tenterai de mettre aussi les quelques photos pas trop mauvaises prises au cours de l'été.

Mais tant qu'à être là, qu'est-ce qui s'est passé cet été ?

Oui, on a reçu Tomiyuki Sakuta pour une résidence d'artiste de trois semaine. On a même organisé deux formations, une pour le projet GRAV-JEUNES qui s'est aussi terminé, l'autre pour les membres dont moi, qui ai par le fait même effectué un retour à l'eau forte, méthode traditionnelle japonaise comme dirait Tomiyuki.

Et j'ai même eu mon portrait effectué par le maître lui-même. "Scanner is warming up" qu'il dit...
Et voilà :

J'ai volontairement laissé le papier, histoire qu'on voit la frange, et assez bien le travail de "manière noire". À titre d'information...

Et voici même mes deux premières épreuves d'état, au perchlorure de fer sur matrice de cuivre :              

 C'est pas fini.