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18 août 2008

J.O., oiseaux, etc.


Premièrement mes excuses au millliard et 300 quelques milliers de chinois...
Je n'ai absolument rien contre eux, comme tous les humains, pris individuellement ce sont assurément des gens charmants. Ce n'est pas ma faute, j'ai une phobie du "militaire", de l'uniforme, des casquettes en tous genres, du pas de l'oie, des saluts impériaux. Comme je ne suis pas non plus très "sport", chandail avec numéro, foule en délire et abus médiatiques de la louange à 110%, les jeux O je m'en tape, le cahier des sports du journal de la une à la dernière page distille pour moi un ennui presqu'aussi grand que les chansons de Céline et les réflexions profondes de René.
Mais les meilleurs moments de ces j.o. sont ceux montrés sans commentaires. Les performances surhumaines des athlètes du marathon et autres exploits, les images extraordinaires de ces humains en plein dépassement permettent d'oublier la complète inutilité du journalisme sportif et le surplus de flammes, d'anneaux, de dragons et de superlatifs olympiens.
Alors c'est vrai, j'avoue, je n'ai pas complètement boycotté les jeux, pas annulé mon abonnement au journal ni au cable. Le Tibet aux tibétains! Pas pour demain.

08 août 2008

Olympitres

C'est parti mon kiki. Depuis déjà quelques mois d'été où ils n'avaient pas grand chose à dire, les médias déjà avaient commencé à distiller l'essence de la future flamme de la grande liesse sportive.
Maintenant ça y est, on est dans l'excelsior jusqu'à la tuque. Le carnaval grandiose de la moelle sportive se déroule en parades semi-militaires et la planète s'esbaudit devant cette mer humaine qui sait si bien apprendre à faire la vague, sans faire de vagues... et c'est dans ce blingbling aux allures festives que chacun des athlètes amateurs aligne son appareil et sa fierté nationale. Et on peut allumer les feux d'artifice, et le tout un chacun va nous abreuver de son expérience extatique d'être et d'avoir été là, car c'est avant tout un grand spectacle, pour ce qui est de l'amateurisme, on repassera, les commandites et les allégeances font qu'être amateur ne veut pas dire ne pas être millionaire, que ce soit par Speedo, Visa, et autres instances.
Le "Tous à Pékin" tire la couverture, et le mal aimé Beijing se cache hors cadre, dans le smog, dans les rouages policiers et la dictature impérialiste, mais cet impérialisme n'est plus le vilain rouge abhorré, c'est devenu l'empire de notre goinfrerie internationale, notre appétit de consommation et le talent de tous les olympitres, porte-drapeaux, et hasbeen de l'épopée du "Je peux pisser plus loin que toi!" font le trottoir et se tapent sur l'épaule, se félicitant d'être de cette fête aux relents connus.
Alors quand tous se donnent la main pourquoi boycotter un si bel événement?
Fermer la télé, annuler le journal et ses rubriques sportives?
Ne pas acheter les vêtements, le logo, les frites olympiques?
Faites ce que vous voulez, ça ne leur rendra pas le Tibet!