26 novembre 2009

Frowne

Si vous forcez assez des sourcils, bien des chances que vous rejoindrez des planètes inexplorées, peut-être ce petit amas stellaire: l'ombre de vos doigts sur une table: alpha centauri, les Pléiades: a pathway to heaven, l'ombre de vous-même: cette étoile si étroite et maigre qui vous représente si bien, distante, floue, et fugace. Entre deux couchers de soleil nous passons silencieusement, même en criant on ne vous entend pas tellement. Même en mourant bruyamment vous ne ferez pas beaucoup de bruit, comme une ombre insignifiante vous fenderez la nuit, temporaire, éphémère et drôle comme la pluie.

10 novembre 2009

Questions sans réponse

Il y a de sérieuses questions à se poser...
On peut se demander pourquoi on n'entend parler que de la grippe AH1N1 et pas des maladie cardiovasculaires, du cancer, du sida... et je suis surpris de ne pas voir les chiffres concernant la faim dans le monde dans ce graphique:

Flickr Photo Download: Swine Flu Mortality

06 novembre 2009

SculptMaster 3D, test 1

ok, c'est pas mon modèle le plus réussi, mais je n'en reviens ntoujours pas de l'avoir fait avec les doigts sur mon ipod touch... SculptMaster 3D, $2.99 sur le magasin d'app(le).

03 novembre 2009

"Triage", Le dilemme de James Orbinski

Dans ce documentaire de Patrick Reed et de l'Office National du Film (ONF), aux antipodes du divertissement, le docteur James Orbinski revisite les lieux où il a vécu les drames et les situations les plus difficiles de sa vie. Il partage avec nous ses réflexions sur les causes et les conséquences de ces conflits meurtriers, sur l'attitude des acteurs de la tragédie des génocides, des famines et autres atrocités dont il a été témoin. Un film à voir, qui nous remet en question, qui questionne les poids et mesures de notre société occidentale et des médias, qui s'émeuvent d'une pandémie de grippe mais laisse mourir d'autres gens par millions. Un film humanitaire dont les héros sont les victimes et les Médecins sans Frontières (MSF) qui soignent l'humanité quand elle n'a presque plus rien d'humain.

16 octobre 2009

Les Clochards célestes

Récemment terminé la relecture du livre "Les clochards célestes" de Jack Kerouac, (Dharma Bums, 1958), traduit de l'anglais par Marc Saporta.
Un extrait (p234): «Et je m'endormais comme un innocent. Sommes-nous des anges déchus qui refusent de croire que rien n'est rien? Sommes-nous venus au monde à la seule fin de perdre ceux que nous aimons, nos amis chers, un par un, et jusqu'à notre vie même pour le prouver? Mais le matin froid revenait et les nuages déferlaient à l'issue de la gorge de l'éclair, comme une fumée géante; le lac demeurait serein et bleu et l'espace vide impassible comme toujours. O dents grinçantes de la terre, où tout cela nous conduira-t-il sinon à quelque douce éternité dorée qui nous révélera combien nous nous sommes trompés et que cette révélation elle-même n'est rien?...»
À re-relire...

12 septembre 2009

René Derouin à Circa, visite au Belgo, etc

Retour de Circa. Content d'avoir vu une excellente expo. Derouin transperce vraiment toutes les notions de gravure, collage et monotype avec une série d'oeuvres ludiques d'une religiosité réinventée. Tout y est, transparence, graphisme, encre, hiéroglyphes transculturels.

Il ne faut pas manquer de s'arrêter aussi dans la petite galerie pour voir l'oeuvre (in media res... terra incognita, traduction rapide: "dans la chose médiatique, une terre inconnue...) de Marie-Claude Vallerand, une sorte de macro-vidéographie qui suggère le temps réel en nano-vision.

Toujours écouter les suggestions de votre grand-frère si vous avez la chance d'en avoir un. Je suis allé au 5ième voir le travail truculent de Denis Rousseau à la galerie Joyce Yahouda. Y-est-il question de sexe, de technologie, ... de biologie, de tout ça et plus probablement. En tous cas ça bouge, parfois ça gigote, et parfois les formes naturelles et spiralées sont fixées dans la porcelaine, sur le papier pour témoigner d'une recherche active et profonde.
Le temps manque pour dire tout ce qui se passe aux différents étages du Belgo, il était 17:00 et nous sommes passés vite en jetant un oeil à travers certaines grilles déjà fermées mais j'ai vu et gardé en tête de larges impressions et photographies et le souvenir des gravures présentées chez ARPRIM pour le prix Albert Dumouchel. Le Belgo est un joyau aux richesses offertes sans frais, suffit de se donner la joie d'y aller.